Archive Actu

Et vous, avez-vous conservé votre minitel ???

13 février 2009  |  Actu  |  Aucun commentaire

Le minitel n’est pas mort, ses clients bougent encore ! L’annonce de la fermeture du service d’annuaire 36 11, prévue à la fin du mois de mars, a suscité une telle levée de boucliers que les PTT France Telecom Orange a revu sa copie et remet à plus tard la suspension de ce service, considéré encore aujourd’hui comme vital par certains afincionados. Les fidèles adorateurs ont en effet cru que c’était tout le minitel qui allait être stoppé et mis aux oubliettes, pas seulement le service d’annuaire qui pour la peine gagne un léger sursis.

Minitel à la poubelle

Lancé au début des années 80, le projet de terminal Videotex reste très ancré dans la mémoire collective à la manière des grands chantiers du Concorde ou d’Ariane.

Revenons sur ce qui a fait son succès :

- le modèle économique : on paie ce que l’on consomme. Initialement les services « de base » sont gratuits ou peu chers, les services à forte valeur ajoutée sont plus coûteux. Indolore, la facture est cumulée avec les consommations téléphoniques. Tellement indolore que France Telecom se verra dans l’obligation de réclamer aux plus accros la restitution de leur terminal tant que leurs factures n’auront pas été payées en totalité ! Encore aujourd’hui, la consultation de l’annuaire via le 36 11 rapporte quelques millions d’euros. AGL, l’éditeur du fameux 36-15 Ulla, détient d’ailleurs le record de rentabilité avec 12 millions d’euros de bénéfices en 20 ans (le site web éponyme n’affiche pas de tels résultats).

- l’ergonomie, la qualité graphique : Une ergonomie certes rudimentaire (25 rangées de 40 caractères) mais qui posait les bases pour les utilisateurs novices d’une interface utilisateur classique (logo, menus, champs de recherche, …). Des textes et des graphismes simplissimes sur un écran noir et blanc (8 nuances de gris, la couleur viendra plus tard). Bref, une sobriété exigée par les contraintes de bande passante. En bémol, un clavier rigide qui provoque des ampoules si l’on tente de saisir plus de 50 mots.

- l’interactivité : c’est bien là le point central. Rechercher des informations, dialoguer sur les ancêtres des forums, s’échanger des messages… Le minitel contenait déjà tous les éléments requis pour générer une dépendance des utilisateurs. On retrouve aujourd’hui une dépendance identique à travers les e-mails ou les réseaux sociaux.

Alors, pourquoi ne pas enterrer définitivement cet objet anachronique ?
Tout d’abord parce que la plupart des 4000 services encore actifs concernent les professionnels : du fleuriste au buraliste, en passant par le pharmacien ou le garagiste, tous ont trouvé dans la petite boîte marron un moyen simple et efficace de passer ses commandes chez leurs fournisseurs. Cela paraît paradoxal à l’heure ou même l’État a engagé une procédure de dématérialisation qui passe par le web…
Puis parce qu’il semble que les derniers éditeurs et l’opérateur historique se renvoient la balle, chacun attendant que l’autre cesse en premier. Enfin, il reste la relative rentabilité d’un ex-produit vache à lait : tous les coûts sont amortis depuis longtemps et le système réclame peu de maintenance…

D’ailleurs l’arrêt de mort du minitel viendra peut-être d’une menace plus sournoise : les pièces de rechange pour les terminaux commencent à faire défaut et les jeunes diplômés rechignent à travailler sur cette technologie…

photo : yesyesnono

Ils ont fait le buzz en 2008

19 décembre 2008  |  Actu  |  , ,  |  1 commentaire

Pour Contagious magazine le mot de l’année est : conversation. Conversation car le marketing évolue de plus en plus nettement vers le dialogue entre la marque et son consommateur. Adieu la réclame !

Flashback sur ce qui a marqué l’année écoulée : en vrac Obama, Spore, iPhone, eepc, Uniqlo, Android … Si vous en avez loupé voici une séance de rattrapage :

Vous pouvez également télécharger le pdf.

Short is beautiful

27 octobre 2008  |  Actu  |  , ,  |  Aucun commentaire

Vous n’avez plus que quelques jours pour envoyer votre participation au festival halte au long !

Petit rappel : ce nouveau festival propose un concours ouvert à tous. Pour participer il faut proposer un film court (moins de trois minutes) qui doit s’inscrire dans une série (c’est à dire donner lieu à une suite, à une récurrence, selon le règlement).
Les pré-sélections se déroulent sur la première quinzaine de novembre, puis les prix seront remis pendant le festival, les 5 et 6 décembre.

En attendant de découvrir le podium, on peut dès à présent apprécier le film court réalisé par Jean-Paul Rouve mettant en scène Rocco S. :


Halte au – Long Rocco Siffredi
par halteaulong

Blogasty en grève : la machine s’est emballée

20 octobre 2008  |  Actu  |  , ,  |  Aucun commentaire

Blogasty, pour ceux qui l’ignorent, est un digg-like français dont la popularité, même si elle est moindre que celle de Scoopeo, a bien progressé au cours des derniers mois. Une progression qui est pour le moins douloureuse. En témoigne la récente grève du webmaster fondateur du site :

Blogasty en grève - 19-20 octobre 2008

Ses griefs : la dilution de la qualité dans un flot plutôt médiocre.

Cela rejoint quelque part un état des lieux du blogging en France aujourd’hui : on trouve toujours des pépites mais cela demande, un peu comme à la mine, du temps et des efforts pour mettre la main dessus !

L’origine de ce problème est double : d’une part l’offre a explosé. Tout le monde blogue, tout le monde veut devenir populaire (et dans la mesure du possible plus que son voisin). Tout le monde a des choses à dire. Même si cela n’intéresse pas forcément le plus grand nombre. Dans le même temps la demande est en baisse, en termes de quantité. Il était autrefois simple de suivre ses 10 blogueurs préférés. Dès que ce chiffre dépasse la centaine, cela devient plus compliqué…

Deuxième critère, sociologique cette fois : le moutonnisme : le principe des digg-like est justement de mettre en avant des articles « populaires » ou en passe de le devenir. La page d’accueil devient une zone où l’on vote pour un article le plus souvent sans même le lire. Probablement parce qu’on attend que les autres en fassent de même en retour : « Je vote pour toi, tu votes pour moi, peu importe la qualité ». De manière implicite, tous nourrissent l’espoir de voir leurs maigrichons revenus publicitaires grimper en flèche grâce à cette manne de trafic. Voilà la cause du mal : une société qui s’auto-alimente et voudrait en plus s’auto-promotionner. Ce faisant, elle n’intéresse plus personne (à part elle-même bien entendu).

Des remèdes ? S’ils existent, ils viendront de la responsabilisation des utilisateurs du service (cela va dans le sens de la grève déclarée par Christophe Lefèvre). Ou bien par une rigidification du système, par exemple avec la mise en place de filtres : instauration d’un « permis de voter », restriction des votants à certains domaines de compétences, filtrage éditorial visant à privilégier des contenus de qualité, à ne pas dupliquer les informations…

Quelle position adopter quand les utilisateurs abusent prennent trop de pouvoir ? Démocratie ou démagogie ? permissivité ou censure ? difficile de placer le curseur à la bonne position…

Le web de 2001 (nostalgie, quand tu nous tiens…)

1 octobre 2008  |  Actu  |  , ,  |  Aucun commentaire

A l’occasion de la célébration des 10 années de la société, Google a mis en ligne un certain nombre de goodies, dont une offrant la possibilité d’effectuer des recherches dans l’index du moteur pour l’année 2001.

Yahoo en 2001

A l’époque point de blog, de myspace ou de YouTube… le .biz était tout juste né, Apple disait hello à l’iPod pendant que Microsoft préparait la sortie de Windows XP, les événements du 11 septembre étaient diffusés sur le web en direct, presque en même temps que le début de la Star Academy.

Le partage de photos sous toutes les formes

23 septembre 2008  |  Actu  |  , , ,  |  Aucun commentaire

ReadWriteWeb a récemment publié un comparatif des fonctionnalités offertes par dix sites de partage de photos :

En le mettant en regard d’un comparatif identique datant de deux ans, on constate rapidement le dynamisme du secteur :


Les fonctions se sont développées, on a vu arriver les diaporamas en ligne, les flux se sont démocratisés, la widgetisation a démultiplé l’offre… pour le plus grand bonheur des accros à l’image.

Mais outre le partage d’images purement statique, on voit également se développer quantité de sites offrant aux utilisateurs la possibilité de générer du contenu à partir de leurs propres contenus.

A titre d’exemple, Animoto propose de véritables créations numériques à la porté de tous. Il suffit pour cela de transmettre ses images (ou bien de les récupérer depuis un compte existatn sur Flickr, Facebook ou autres), puis sa musique. L’application se charge ensuite de réaliser un montage où les transitions suivent le rythme de la musique, boule à facettes et fumigènes sont fournis en option. Le résultat est d’une facture honnête mais on ressent assez vite la Animoto touch : les vidéos publiées se ressemblent un peu toutes.

La venue d’un challenger cocorico pourrait bien apporter un peu de piment et de nouvelles fonctionnalités : Stupeflix (à ne pas confondre avec l’ovni Stupeflip) pousserait le concept encore plus loin (intégration de vidéos, nouvelles transitions, effet Ken-Burns-like tout en améliorant le temps de « fabrication » des vidéos. Pour le moment encore en beta, le service doit être rendu public d’ici quelques jours… Cela sera l’occasion de revenir sur un test grandeur nature du produit.

Autre tendance à noter : l’usage des vidéos dites de présentation semble sortir de la sphère purement familiale et passer de l’album photo du petit dernier à une communication institutionnelle. Plusieurs études de cas sont présentées sur le site business d’Animoto et permettent de se faire une idée de l’apport que peut représenter ce nouveau vecteur. On peut donc s’attendre à voir s’élargir la demande en vidéos de présentation, que cela soit pour promouvoir un service ou communiquer sur un nouveau mode avec les clients.

Google Chrome : another brick in the wall

2 septembre 2008  |  Actu  |  ,  |  2 commentaires

Google doit rendre public aujourd’hui la version beta (de rigueur) de son navigateur opensource baptisé chrome. L’annonce a été faite au moyen d’un booklet façon bande dessinée (consultable sur Google Books).

Google Chrome : la bédé

Celui-ci vante les avantages de ce navigateur : rapidité d’exécution, optimisation de la gestion mémoire et des processes, nouveau moteur javascript, page d’accueil personnalisable à la Opera, web apps autonomes… On y fera la place belle aux autres produits maison : le navigateur est en effet Gmail-friendly et le moteur de recherche sélectionné par défaut sera sans doute… je vous laisse deviner !
La technologie y est expliquée de manière pédagogique et rendue accessible au plus grand nombre.

Côté interface : la navigation par onglets est au centre du dispositif : chaque onglet dispose de ses propres menus et boutons. On voit aussi apparaître l‘omnibox : un hybride entre la barre d’adresses et le champ de recherche : on peut y saisir aussi bien une url que du texte, et on dispose en prime d’une recherche dans l’historique (même dans le cas d’une recherche) et d’une liste de suggestions à la Google suggest.

Autre point : la sécurité renforcée. Google déclare ainsi que son navigateur sera le plus sûr à ce jour. Pour cela, il utilisera une base de données de sites « malveillants » remise à jour régulièrement. Ici le risque sera d’y voir figurer des site plutôt honnêtes mais catalogués à tort comme nuisibles par le moteur, comme cela peut parfois être le cas actuellement dans les résultats de recherche. Certains e-commerçants vont désormais voir leur chiffre d’affaires dépendre du géant de MountainView (si toutefois ce navigateur arrive à trouver sa place parmi ses compères).

Derrière le rideau : il y a fort à parier pour que Google s’autorise le droit d’utiliser les données issues des utilisateurs afin de renforcer son arsenal : l’étude in vivo des internautes à travers le navigateur permettra d’élargir le champ de recherche déjà ouvert par la barre d’outils distribuée précédemment. Tout cela, bien entendu, dans le seul but de nous proposer des produits toujours plus user-friendly.

La charte des comparateurs

Sept comparateurs viennent de signer une charte de "bonne conduite" avec un objectif de transparence sur leurs pratiques.

lire la suite...

VisualRank : un PageRank pour les images

29 avril 2008  |  Actu  |  , , , ,  |  Aucun commentaire

Google a levé le voile sur une technologie de reconnaissance d'images qui permettrait de leur attribuer une notation similaire à celle utilisée par le PageRank.

lire la suite...

Pour un code de déontologie des agences

17 avril 2008  |  Actu  |  ,  |  Aucun commentaire

Le Grenelle de l'environnement a permis à une charte de l'éco-responsabilité dans le domaine de la pub de voir le jour. Ratifiée par le BVP, elle oblige notamment les acteurs de la profession à une prise de conscience écologique. Coup dur pour les vendeurs de lessive...

lire la suite...

Agence Horizon
36 quai de l'Odet
29000 - Quimper - France
Tél. 02 98 52 09 53
http://www.agencehorizon.com
Skype : agencehorizon