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E-commerce et TPE

Une étude Jdn/Paypal/Adwise fait le point sur l’usage du commerce électronique dans les petites et moyennes entreprises françaises.

Premier chiffre : plus de la moitié des structures interrogées estiment que leur secteur n’est pas approprié au e-commerce. On peut comprendre la crainte devant l’inconnu et les réticences face à la nouveauté surtout lorsqu’elle touche à la technologie. Cependant, hors cas strictement exceptionnel où l’activité ne se prête pas à la dématérialisation (imaginons une auto-école vendant des heures de conduite par webcam interposée…), toute entreprise peut potentiellement vendre ses produits ou ses services sur le net. Reste à trouver une forme adaptée à chacun et à ce que l’entreprise puisse en tirer un retour sur investissement. Bien évidemment le commerce est l’activité des PME la plus représentée sur Internet, mais des secteurs moins évidents comme le BTP ou les services à la personne sont également présents.

Rassurons-nous toutefois, près d’un tiers du panel interrogé déclare posséder ou avoir l’intention de créer prochainement une boutique en ligne. La marge de progression reste importante.

Notons également que la taille de la structure influe peu sur le taux d’équipement. Bien évidemment les entreprises les plus grosses sont les mieux dotées (cela s’explique probablement par des questions de finances), mais les très petites entreprises sont loin d’être à la traîne. On y voit certainement un des bénéfices du web auprès des micro-entreprises : le e-commerce n’est plus l’apanage des multinationales. Avec des coûts limités on peut aujourd’hui vendre à une clientèle large grâce au web.

Les principaux bénéfices évoqués sont les suivants : trouver de nouveaux clients et améliorer son image de marque. Le e-commerce est donc perçu comme moteur de croissance et comme élément valorisant pour l’entreprise.

Les principaux freins pour se lancer sont représentés ci-dessous :

On y constate que la plupart des craintes évoquées par les personnes ayant l’intention de créer une boutique en ligne ne sont pas fondées : coût exorbitant, difficulté de mettre en place des moyens de paiement fiables et sécurisés, allongement des délais et complexification de la logistique… Tout cela était peut-être vrai à l’époque des pionniers du e-commerce, mais cela fait des années que les solutions sont rôdées et que les coûts ont fondu. Mais les idées reçues ont toujours tendance à perdurer.

Autre point de blocage évoqué par plus de 80% : l’absence d’accompagnement. Il est vrai qu’à l’heure actuelle aucun dispositif institutionnel n’existe pour accompagner les e-entrepreneurs. Tout au mieux peut-on se retourner vers un accompagnement privé, mais cette pratique n’est pas forcément courante chez les structures les plus modestes. Aussi, il revient au prestataire d’accomplir un travail de pédagogie, d’explication et de conseil en matière d’e-commerce.

Enfin, les obstacles rencontrés réellement sont eux plutôt justifiés : manque de temps (car il faut concevoir dès le début de consacrer du temps et des effectifs à la gestion de sa boutique en ligne, tout ne se fait pas seul !), manque de connaissances techniques (d’où la nécessité d’un accompagnement sur la durée), difficultés à collecter de l’information et à trouver un partenaire pour guider les choix techniques (une fois de plus, conseil et accompagnement !).

Voir l’intégralité de l’étude Jdn : Internet et les PME.

Pour aller plus loin sur la question de l’apport du web (et du web 2.0 en particulier) aux PME, consultez la version pdf de la thèse de Vanina Delobelle : médias sociaux et pinko marketing, le cas de la TPE internet.


2 Comments

  1. Agence Internet Bordeaux
    7 juillet 2008

    Les chiffres montrent effectivement que la tendance devrait de poursuivre à la hausse. Cependant, l’étude ne prend pas en compte le taux de propagation de nouvelles offres destinées aux TPE/PME pour la création de boutique e-commerce. Ce facteur peut parfois perturber le choix du client final dans la mesure où il ne saura plus à qui s’adresser, compte tenu de la masse et de la diversité des offres à sa portée.

    http://www.auxilii.fr

  2. Pierre [Agence Horizon]
    9 juillet 2008

    C’est vrai, la disparité des offres ne permet pas aux novices de faire un choix fondé sur des critères objectifs. Les autodidactes se retrouvent souvent avec des outils finalement inadaptés à leur besoin réel.
    D’où l’utilité du conseil et de l’accompagnement !